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22 Mai 2014
Seuls les citoyens qui se seront abstenus auront délégitimé l'union. Leur acte ouvrira un espace sans précédent aux luttes populaires.
L'union européenne et sa monnaie unique martyrisent les peuples sous le talon de fer de l'austérité à perpétuité. Le 25 mai 2014, cette politique et ce système devront être sanctionnés. Le meilleur moyen sera de délégitimer l'UE, l'euro, les traités, la Commission, la Banque centrale européenne et le Parlement européen par une abstention massive, une véritable grève du vote. Le devoir de tout citoyen, lorsqu'une élection est organisée démocratiquement, et que son résultat peut avoir un effet politique sur les institutions, est d'utiliser son droit de vote conquis de haute lutte. Ce n'est pas le cas de l'élection au Parlement européen.
1. C'est le principe même de l'élection d'un parlement européen qui doit être récusé. Un parlement, à l'échelle européenne, n'a pas lieu d'être, car il n'existe aucun peuple européen susceptible, au moyen d'un Etat européen, de se former en communauté politique à l'échelle du continent et d'y exercer sa souveraineté. Si tel était le cas, les pouvoirs de ce parlement européen s'exerceraient nécessairement au détriment des pouvoirs des parlements nationaux.
2. Le vote du 25 mai 2014 sera totalement stérile puisque le Parlement européen n'a pas les pouvoirs de faire évoluer l'Union européenne. Il ne possède aucune des prérogatives d'un vrai parlement : il ne peut pas changer les traités qui fondent l'UE, ne peut pas voter l'impôt, n'a pas l'initiative des lois... En outre, que les libéraux, les sociaux-démocrates européens, les verts, le Parti de la gauche européenne gagnent des sièges, cela ne changera rien aux orientations politiques puisque l'eurodroite et la social-démocratie pilotent ensemble les travaux parlementaires.